Les personnes qui nous entourent peuvent être classées en 5 catégories :
- les parents -
- les collègues -
- les inconnus -
- les amours -
- et les amis -.
Bien évidemment, pour ne pas tomber dans un sectarisme total, il existe une multitude de combinaisons entre ces différentes classes qui permet de nuancer les relations que l'on entretient avec ces personnes.
Attachons nous pour l'instant et plus précisément à la notion d'amitié. Qu'est ce qu'un(e) ami(e) ?
Demandons à notre cher compagnon le dictionnaire !
« Personne qui de la part d'une autre est l'objet d'un attachement privilégié; celui, celle qu'on aime et/ou qui aime... L'attachement est de nature affective...Il exclut la relation amoureuse... L'attachement est de nature principalement affective, mais distinct des affections familiales et de la passion amoureuse »
Ralala, que ferions-nous sans notre cher dico !?! Enfin bref !
Il apparaît que les notions d'amitié et d'amour soient étroitement liées. Bien ça ne fait pas avancer l'affaire ça !
Serions-nous aussi proche d'un(e) ami(e) que d'un(e) amoureux(se) ? L'ambigüité est démontrée quotidiennement : certains couples formés depuis de nombreuses années affichent une forte amitié beaucoup plus qu'un amour passionnel. De même certains amis sont tellement proches qu'on a constamment envie de les pousser dans les bras l'un de l'autre.
Mais alors, si le principe d'amitié et aussi proche de l'amour, pouvons nous appliquer cette définition aux « amis » avec qui l'on sort en bande pour aller en boite ou pour aller boire un verre ? Assurément non. Mais alors sont-ils encore nos amis ?
Il y a plusieurs « sous-catégorie d'amis » :
- les copains, avec qui on se fait la bonne éclate de temps en temps et principalement en été pour faire les kékés, se bourrer la gueule et dragouiller en boite. Se sont des personnes que l'on connait depuis plus ou moins longtemps, avec qui on partage un intérêt commun, quel qu'il soit, souvent plus pour la franche rigolade que pour autre chose.
Les copains ne se déplacent qu'en bande, un effet de masse souvent créé pour enclencher un phénomène de délire. On arrive à se demander si sans cette notion de groupe on pourrait autant s'amuser indépendamment avec les individus constitutifs pris en tête a tête...
Face au groupe, la notion de manque s'applique d'avantage au délire de masse qu'aux individus dont il est constitué. Il n'est pas vraiment nécessaire de savoir comment va un copain du moment qu'il répond présent a l'appel : du moment qu'il est là c'est que ça va ! CQFD.
Les copains sont toujours partants pour une sortie mais il en est tout autrement quand il s'agit de rendre un service ou de venir en aide « j'ai pas le temps, j'ai des trucs à faire désolé, j'ai du travail en retard etc. » Cependant dans certains cas cette dernière règle ne s'applique pas : « ha mince ta voiture est en panne et tu peux pas venir au BaraCawa avec nous ! Et ben c'est pas grave on passe te prendre ! » (...)
En bref : les copains c'est marrant et puis c'est tout !
- les connaissances, qui sont très souvent des « copains de copains », un frère ou une cousine d'un copain. Ceux là, on ne les connait pas vraiment. Ils viennent se greffer au groupe comme pour apporter une dose de plus a l'effet de masse. Souvent on ne connaît que leur prénom et on a du mal à se souvenir où on les a vus pour la dernière foi :
« ha saluuuuuut euuuuuu... (comment déjà ?) eeeuu saluuuuuut ! tu vas bien ? eeuuu depuis le temps ? »
Ceux là on ne leur adresse la parole que pour leur demander le sel ou leur demander d'avancer leur chaise parce qu'on est coincé derrière la table et qu'on ne peut pas accéder au toilettes.
Les connaissances, on les oublie de suite après un regroupement et on s'en rappelle seulement quand on les revoit la sortie suivante (et encore...)
Elles sont toujours « sympas ». Bah se sont des personnes qui sont là, qui sourient, mais avec qui on parle pas alors elles sont « sympas » et pi c'est tout, no comment.
On a plaisir cependant a les revoir, et oui, ça fait du monde en plus pour partager l'addition !
- les boulets, tout est dans le terme... Se sont des personnes qu'on a été obligé d'invité ou dont on a la garde temporaire. Souvent c'est un petit frère ou un cousin mais ce n'est vraiment pas toujours le cas. Le boulet arrive toujours à savoir que le groupe de copains va se réunir (on ne sait jamais comment il l'a su !) et par la force des choses on invite le boulet a la soirée :
« tu peux venir si tu veux »
Le « si tu veux » est une tournure très importante car elle sous entend que la personne qui lance l'invitation n'a pas totalement envie que le boulet vienne, mais comme le boulet est un boulet bah il vient quand même, car après tout il a droit aussi d'avoir une vie sociale !
Le boulet reste discret souvent durant les regroupements, sauf en fin de soirée, quand l'alcool a pris le dessus, le boulet devient souvent le centre d'attention, on le malmène on le fait virevolter on s'en sert comme d'une piñata dans les fêtes foraines. Le boulet ne trouve donc son utilité qu'en fin de soirée lorsqu'il n'y a plus rien à faire...
- les amis (les vrais), se sont des personnes que l'on connaît depuis plus ou moins longtemps à l'instar des copains. Les amis ne partagent pas forcément les mêmes centres d'intérêt et souvent même nous sont totalement opposés. Se sont des personnes que l'on voit souvent, dans de nombreuses circonstances, boire un café, aller faire les magasins, jouer au scrabble, planter des navets...
Les amis sont souvent des personnes avec qui on a une histoire commune aussi brève soit-elle. On connait ces personnes, on connait leur caractère, leurs goûts, leur date d'anniversaire (même si souvent ou l'oublie), ce qu'ils ont fait auparavant dans leur vie, leur études, leur parcours professionnel... On connaît leur famille, le plus souvent leurs parents frère et s½urs, cousins cousines, chien, chat, cochon d'inde et autres petits animaux.
Même s'il on a pas les même opinions on partage avec les amis une vision commune de la vie, une manière d'appréhender les choses qui fait que l'on ne se dispute jamais sur un sujet, même délicat. Se sont des personnes que l'on considère ouvertes d'esprit, auxquelles on fait confiance. Bien évidemment rien n'est jamais tout rose avec les amis, il arrive qu'on se dispute mais c'est souvent sur des malentendus et les conflits ne durent jamais vraiment longtemps.
Les amis voient a travers nous, car ils nous connaissent, ils savent quand ils doivent intervenir et lorsqu'il est nécessaire de rester a distance.
Ils ne nous dérangent jamais et l'inverse est aussi vrai. Un ami est une personne que l'on peut appeler a 4H du matin parce qu'on va pas bien et qui même avec les yeux collés et les oreilles bouchées va essayer de nous rassurer.
Un ami est franc, il ne mâche pas ses mots, et n'hésite jamais à vous dire quand quelque chose ne lui plait pas, cependant, jamais il ne juge.
On peut être totalement soit même avec ses amis, il ne sert à rien d'afficher une façade car ils nous démasquent aussitôt.
Lorsqu'on ne les voit pas, les amis nous manquent, alors on leur passe un coup de fil juste pour papoter un peu, mais on sait pertinemment que l'amitié dépasse le temps et la distance et qu'en définitive, peut de choses peuvent altérer cette relation.
Ainsi, il existe plusieurs sortes de relations amicales, encore une fois, pour ne pas tout mettre dans des cases, il existe de nombreux ponts entre ces diverses relations. Un copain peut devenir un amis autant qu'il peut devenir un boulet et inversement. De même certaines personnes peuvent cumuler les statu d'ami et de copain, rien n'est exclusif ! De plus, ces différent grades relationnels sont subjectifs, par exemple pour certaines personnes un copain est un ami, ça dépend comment on voit les choses...
Tout ça pour dire, qu'il y a de nombreuses personnes qui nous entourent, et qu'il faut réfléchir lorsque que l'on se dit entouré d'amis alors que ceux-ci ne sont que des copains ou pire même des connaissances, car en cas de pépins il peut arriver de passer de la foule a l'isolement total et pourquoi pas être même contraint d'ouvrir une garderie de boulets !
A méditer... Impersonal Chronicles